L’économie marocaine échappe à la hausse de l’inflation de par le monde

Un certain nombre de pays dans le monde connaissent une hausse remarquable des taux d’inflation, au moment où les efforts se multiplient pour sortir des conséquences de la crise proposée par Dame Covid, et qui depuis plus de deux ans durant n’a de cesse de rivaliser avec l’humanité de par ses différents variants qui à chacun sa dangerosité a son semblant d’effet sur la planète.

 Aux Etats-Unis, l’inflation a atteint 6 %  et en Turquie, elle est montée en flèche à plus de 30 %, c’est dire si ça dérange les économies des Etats et plus particulièrement des pays comme le Liban ou le Soudan au regard de conditions internes tendue qu’ils subissent. Aux Etats-Unis la hausse de l’inflation dans l’économie la plus puissante du Globe, a entraîné une importante offre de liquidités. En Turquie, le taux d’inflation annuel a atteint un sommet de 36 % en deux décennies en raison des choix économiques du président Erdogan, alors qu’il procédait à la réduction des taux d’intérêt à un niveau record, ce qui a entraîné une baisse significative de la valeur de la livre.

L'économie marocaine échappe à la hausse de d'inflation dans le monde

D’autre part et pour nous autres, les données du Haut-Commissariat au Plan (HCP) indiquent que le taux d’inflation au Maroc était de l’ordre de 0,8% en 2020, et est passé à 1,7% en 2021, et il est prévu qu’il garde cette stabilité au durant l’exercice en cours. Le taux d’inflation nous rappelle l’Institution exprime le pourcentage d’augmentation ou de diminution des prix au cours d’une période donnée. Au Maroc, le HCP pour ce faire, s’appuie sur un panier de plus de 400 articles de consommation de base pour suivre ce taux tous les trois mois.

Rachid Aouraz, chercheur et expert en économie à l’Institut marocain d’analyse des politiques et membre du Moroccan Institute for Policy Analysis (MIPA), a expliqué à Hespress que le taux d’inflation dans un pays exprime le taux général des prix, notant que cette inflation a une origine représentée dans la politique monétaire approuvée par la Banque centrale. Il a ajouté que la politique monétaire, qui nécessite une augmentation de la masse monétaire sur le marché, produit directement une hausse de l’inflation. Cette dernière peut également résulter d’une augmentation des prix des matières premières importées, et on parle alors d’inflation importée. Notre chercheur en économie, Rachid Aouraz estime que « la politique monétaire adoptée par la Banque d’Al-Maghrib est la chose la plus réussie que le Royaume ait jamais faite ces vingt dernières années, ce qui a permis de maintenir une stabilité ».

Il a en outre ajouté, « Si nous échouions dans ce dossier c’est que nous aurions été confrontés à des répercussions directes sur les citoyens ». Aouraz a noté que les années qui ont enregistré une légère hausse du taux d’inflation au Maroc ont été marquées par de grands événements de protestation. Et de citer, les manifestations du 20 février, celles du mouvement rural du Hirak et de celle de Jerada, en plus de la campagne de boycott qui a inclus certains des articles les plus consommés en raison de la hausse des prix.

La politique monétaire adoptée au Maroc par la Banque centrale est fondée sur l’ingérence dans le marché monétaire pour cibler l’inflation et assurer un financement adéquat aux besoins des opérateurs économiques. L’objectif premier de cette politique est de stabiliser les prix à travers plusieurs interventions menées par la Banque Centrale au niveau du marché monétaire. Les opérations réalisées par Bank Al-Maghrib (BAM)comprennent les opérations dites principales, qui visent à faire correspondre le taux d’intérêt entre les banques et la valeur visée par la politique monétaire. Ces opérations constituent le canal le plus important pour pomper ou retirer de la liquidité, et elles sont réalisées de manière régulière au moyen d’appels d’offres hebdomadaires. En cas de liquidités abondantes, poursuit l’expert, la banque a recours au retrait, tandis qu’elle recourt à des avances pendant une période de sept jours en cas de manque de liquidités.

Outre les opérations principales, le système d’exploitation de la politique monétaire comprend des facilités de réglage fin et permanentes, initiées par les banques. Ce sont comme dit dans ce jargon, des opérations à long terme et des opérations structurelles. BAM cherche à maintenir l’inflation à un niveau modéré. Il est fixé sur un horizon de moyen terme, car il est calculé par l’indice des prix à la consommation, qui mesure l’évolution relative du prix d’un panier fixe de produits et services consommés par les familles marocaines, tel que l’estime le Haut-Commissariat au Plan sur la base d’une enquête mensuelle qui comprend 17 villes du Royaume, 478 produits et 1 067 types de produits et services. La stabilité des prix permet aux citoyens de maintenir leur pouvoir d’achat et permet aux investisseurs et aux entreprises d’avoir une meilleure vision. En réalisant cet objectif, BAM contribue à la croissance et à l’emploi, ainsi qu’au développement économique du pays en général. Plusieurs voix se sont élevées et ont appelé à affronter Dame Covid en adoptant une politique d’impression de monnaie, dont coucou, l’ancien ministre Lahcen Daoudi. Mais BAM l’a rejetée en raison de son impact direct sur l’inflation, et donc sur le pouvoir d’achat des citoyens.

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