Algérie : Incendie et moult interrogations

Va-t-on encore pointer du doigt le Maroc pour l’incendie de ce week-end quand les habitants d’Alger capitale et plus précisément ceux du quartier de Bachdjerrah ont été réveillés et surpris par une énorme explosion, suivie d’un incendie qui s’est déclaré dans un entrepôt de police du service régional de Finances et d’Équipement (SRFE) ?

Le feu a dévoré du matériel guerrier, selon des sources et des blindés auraient été aperçus se dirigeant vers les lieux du sinistre. Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré d’immenses flammes s’échappant des toits de l’imposant édifice. L’étendue complète des dégâts dans le bâtiment n’a pas encore été constatée. Si aucune victime n’a été déplorée officiellement l’incendie s’étant déclaré de nuit, sur les réseaux sociaux le vox populi fait état de la guerre des clans en Algérie qui secoue de plus en plus les casernes entre gradés kakis. Toujours est-il que l’on s’interroge non sans appréhension du côté du peuple où va conduire cette mascarade militaro-politique à laquelle se livrent les galonnés algériens.

Cela étant, on indique dans le communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale en Algérie (DGSN) que l’incendie a été éteint par les éléments de la police appuyés en cela par des unités de la protection civile. Mais mine de rien, les autorités auront beau calmer le jeu cela va mal. Tant et si bien, qu’à Alger c’est le black-out de la part de ces dernières et que l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies au Sahara, Staffan de Mistura qui devait se rendre à Alger après les camps de Tindouf s’est envolé à Nouakchott et remis sa visite dans la capitale algérienne à plus tard. C’est qu’à cela se passe mal à Alger en ce moment avec la guerre que se livrent les chefs de l’ANP en l’absence d’une autorité civile et politique.

On en a vu l’illustration dernièrement avec l’affaire de l’adjudant-chef Guermit Bounouira qui dans l’attente de la sentence suprême (mort) est  incarcéré actuellement dans la prison de Blida dans un quartier de haute sécurité, pour « Haute Trahison ». L’ancien garde de camp du général Gaid Salah qui n’a toujours pas avalé la mort suspecte de son ex maître,  accuse  dans des vidéos Chenegriha de tous les forfaits possibles et imaginables à le payer de sa vie : meurtres, enrichissement illicite et trafic de drogue. Mais ce n’est que Secret de Polichinelle. Ce bon vieux Chenegriha en réalité vient d’être démasqué par ses pairs à travers la voix d’un sbire parmi tant autres. En attendant à Alger il est comme des signes à ne pas cessez-le-feu entre galonnés et ça sent le coup d’Etat. Oh que le politique se rassure tant qu’on s’accrochera aux ficelles du marionnettiste, on restera le guignol de service.

Algérie : Incendie et moult interrogations Hespress Français.

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