L’Algérie arme le terrorisme au Niger

Des sources bien informées à Niamey, ont révélé que les services d’intelligences d’Algérie si intelligence il y a, sont en train d’armer des groupes terroristes au Niger. Il est question de 8 groupes terroristes et qui pour la plupart sont  de mercenaires qui s’activent dans la région entre Agadez et Tahoua.

Selon ces même sources, il y a en ce moment même 13 agents de renseignement algériens au Niger qui fournissent argent et armes. Ils viennent équiper ces mercenaires de missiles antichars, des Hawns et des quantités d’explosifs. L’Algérie depuis l’avènement du président au nom imprononçable promu par Chenegriha, n’a de cesse de bomber son torse hégémonique en brandissant ou s’inventant un rôle sur la scène régionale et en  s’impliquant dans le Sahel.

Ce pays qui se prétend la plus grande puissance de la région, notamment sur le plan militaire, envisage une autre forme d’engagement face au terrorisme islamique qui embrase le Sahara et le Sahel à ses frontières du sud, où la filière du trafic d’armes fait le lit à celui de la drogue…

« Nice to know », la frontière entre l’Algérie et le Niger est longue de 951 km. Le trafic des armes et des munitions qui prenait sa source dans la ville malienne de Kidal en passant par l’ouest du Niger pour ravitailler les combattants de Boko Haram et autres kidnappeurs rançonneurs, devra désormais passer par l’Algérie et son ANP.

Aujourd’hui les militaires algériens sont en train d’armer des groupes terroristes dans cette région dans le seul but d’exploser le Niger. Pour comprendre ce nouveau type de trafic dont s’est assujetti l’Algérie, il faut se placer dans l’espace et le temps. Les frontières entre le sud algérien, le Niger, le Mali, voire la Libye, poreuses sont habitées de part et d’autre par des populations touarègues qui circulent beaucoup dans la région et de fait, tout ce qui touche au Sahel affecte directement la sécurité nationale et la stabilité de l’Algérie du moins c’est ainsi qu’on le conçoit à l’Est de l’Eden.

Lors de la décennie noire, l’Algérie ne pouvait que jouer un rôle de médiation dans les crises qui opposaient les rébellions touarègues et les gouvernements du Mali ou du Niger. Dans ce contexte, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à al-Qaïda, a participé avec d’autres à ces médiations, le régime d’Alger y a alors tissé des complicités. Même plus.

Faveur est faite au GISM qui faisait du sud algérien l’une de ses plates-bandes aidé en cela par le laxisme kaki et volontaire de l’ANP. Le GISM est le  premier à avoir signé des accords (sous cape) avec Alger. Il intervient dans des affaires d’otages et toutes autres tournures dans d’autres trafics, drogue, armes, cigarettes, traite d’humain. Récemment en 2020, il a fait montre d’une volonté à ouvrir un dialogue avec Bamako.

Aussi les autorités algériennes pensent, qu’il est possible d’ouvrir un dialogue avec lui d’où cet empressement à l’armer ainsi que ses compagnons qui gravitent autour de lui dans le Sahara et au Sahel, GSPC (le Groupe salafiste pour la prédication et le combat) d’Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique). Mais voilà, entretemps le régime algérien tout juste débarqué modifiait la Constitution.

L’Algérie ne s’interdisait plus l’intervention militaire extérieure. Pour autant elle n’interviendra pas dans les zones limitrophes où les conflits sont légion: Mali, Niger, et Libye et se cantonnera à monter les milices opérantes dans ces zones les unes contre les autres, le souvenir de la décennie noire et du terrorisme islamique étant encore trop présent dans les esprits pour que l’ANP puisse se permettre d’aller le combattre ailleurs que chez elle.

L’Algérie arme le terrorisme au Niger Hespress Français.

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