Gaz : La zone Anchois 2 de Lixus permet d’entrevoir l’autosuffisance et plus

Les travaux du géant britannique Chariot Oil & Gas qui s’active depuis plusieurs années dans les eaux marocaines pour monétiser le potentiel de la zone d’exploration d’Anchois 2 sur licence offshore Lixus (au large de Larache), se sont achevés sur un résultat positif qui devrait jouer un rôle clé dans l’approvisionnement local en hydrocarbures. Chariot assure en plus que l’interprétation préliminaire des données du puits Anchois-2 confirme la présence d’importantes accumulations de gaz dans les objectifs d’évaluation et d’exploration.

Cette découverte rapproche progressivement le Royaume de ses objectifs, à savoir produire en interne l’autosuffisance, dans les prochaines années et donc une bonne partie de sa consommation gazière à même de réduire ses importations. Ces récentes découvertes marocaines de gaz naturel ravivent les espoirs du royaume, d’autant plus que ce qui est produit à l’heure actuelle ne suffit pas à ses besoins. Aussi, est-il soumis pour l’heure à l’importation dans ce secteur énergétique en attendant de découvrir des quantités de gaz prometteuses sur la base d’indicateurs plus que sérieux de l’exploration.

Dans ce contexte, l’économiste Abdenbi Aboulaarab, Enseignant chercheur universitaire sollicité par Hespress a indiqué que « le Maroc a de grands besoins, et sa capacité est très limitée, mais les développements positifs suscitent espoir et réconfort. A commencer par la découverte du champ de Tandrara, qui peut pomper 350 millions de mètres cubes, qui viendront s’ajouter à ce qui est déjà produit ».  Le Royaume nous dira l’économiste, « de sa production suffit de moitié à ses besoins énergétiques et c’est ainsi qu’il sécurise sa consommation interne ».

Puis l’enseignant universitaire dans sa lancée poursuivra en expliquant que « les importantes découvertes au large de Larache ont confirmé la présence de grandes quantités de gaz, à moyen terme c’est du tout bon pour des perspectives d’autres puits qui permettront au Maroc de répondre à ses besoins internes en gaz naturel ».

« Ces découvertes énergétiques au Maroc, poursuit Abdenbi Aboulaarab, sont d’une importance extrême pour le Royaume, compte tenu du lien quasi-total du pays dans ce domaine avec les importations« .

Il développera en disant: « Notre comportement en la matière, est fortement régi par les relations de causalité que nous établissions avec l’Algérie jusqu’à la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe. Nous étions liés à ce pays et il a donc fallu trouver d’autres alternatives après que la question eut acquis un grande importance géopolitique« .

C’est maintenant chose faite, nous dit Aboulaarab, et « la sécurité énergétique est d’une grande importance, compte tenu de la facture très élevée que le Maroc paie pour ses besoins de consommation et qui dépasse les cent milliards de dirhams. Par conséquent, notre Pays a développé une stratégie énergétique multidimensionnelle, basée sur l’efficacité avec des énergies renouvelables et respectueuses de l’environnement. Le gaz naturel est l’une de ses options majeures« .

L’expert conclura en expliquant que « le Maroc s’est concentré sur le niveau interne quant à l’exploration de gaz naturel, et en a fait une priorité. Il y a des défis dans ce domaine. Jusqu’à présent le Royaume produisait 100 millions m3 de gaz naturel à partir des puits d’Essaouira et ceux du Gharb. Insuffisant à satisfaire tous nos besoins, qui dépassent le milliard de mètres cubes et qui devraient évoluer vers 1,7 milliard de mètres cubes à l’horizon 2030, et 3 milliards m3 en 2040. Et avec ces récentes découvertes on peut s’y projeter sereinement ».

Gaz : La zone Anchois 2 de Lixus permet d’entrevoir l’autosuffisance et plus Hespress Français.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page