AMI : Refusant le taux de cotisation, les syndicats des médecins libéraux annoncent une AG

Le bras de fer entre les médecins libéraux et le ministère de la Santé se poursuit. Déterminées à obtenir une révision du taux de cotisation des médecins à l’Assurance maladie des indépendants (AMI) qu’ils estiment inéquitable, les quatre associations représentant les médecins du secteur privé annoncent la tenue d’une Assemblée générale nationale le 12 janvier. En parallèle, la grève nationale d’un jour par semaine à partir du 20 janvier est toujours maintenue si le gouvernement ne répond pas à leur appel au dialogue. Le point. 

Le Syndicat national de la médecine générale (SNMG), le Collège syndical national des médecins spécialistes privés (CSNMSP), le Syndicat national des médecins du secteur libéral (SNMSL), et l’Association nationale des cliniques privées du Maroc (ANCPM) revient à la charge en annonçant la tenue d’une Assemblée générale nationale en ligne le mercredi 12 janvier, à laquelle sont conviés tous les médecins privés et dont le lien sera communiqué 24h avant.

À l’ordre du jour de cette assemblée, les cotisations à l’AMI dont le taux imposé aux médecins libéraux est qualifié d’inéquitable par les syndicats, la revalorisation de la TNR (Tarif national de référence) pour diminuer la charge contributive des malades, le parcours des soins et la valorisation de la médecine libérale.

« Nous sommes tous engagés pour réussir le chantier de la couverture maladie voulu par notre Souverain. Nous nous soulevons seulement contre l’iniquité adoptée dans la détermination des cotisations des médecins privés à l’AMI« , expliquent les syndicats, qui s’interrogent « comment comprendre que les médecins privés doivent cotiser sur la base de 5.5 du SMIG, alors que les pharmaciens, architectes et notaires le font sur la base de 3 fois le SMIG ?« .

Afin de faire valoir leurs « droits« , les syndicats indiquent s’être adressés à plusieurs reprises aux membres du gouvernement en charge du dossier, dont trois courriers adressés au ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb. Mais en vain. Hespress Fr a également adressé une question dans ce sens au ministère de tutelle, qui n’a toujours pas donné de réponse.

« À notre grande stupéfaction, nous rencontrons une absence de reconnaissance du droit constitutionnel au dialogue avec les représentants sociaux. Au lieu d’ouvrir une sage concertation avec les médecins privés, nous sommes surpris d’assister à un harcèlement quotidien croissant de ceux-ci par les agents de la CNSS. Bon nombre de nos consœurs et confrères subissent cet harcèlement par les différents moyens, pour les obliger à adhérer à l’AMI dans l’urgence et sans aucune considération à nos appels à la concertation« , font savoir les syndicats.

Par conséquent, les quatre syndicats du secteur libéral appellent les médecins « à ne pas céder devant cet harcèlement et devant toute forme de chantage« , appelant par la même occasion, « les responsables de la CNSS, à demander à leurs agents de faire preuve de retenue envers les médecins« .

De son côté, la CNSS a toujours souligné être le gestionnaire de ce chantier de généralisation de la couverture sociale. Mais  » la révision du taux de cotisation, exigé par les médecins du privé, relève exclusivement des compétences du gouvernement », avait précisé le directeur de la CNSS aux syndicats lors d’une réunion tenue le 7 décembre 2021

Ainsi, et pour trouver un compromis au sujet du taux de cotisation à l’AMI, les syndicats des médecins libéraux ont réitéré leur appel à «  la concertation et au dialogue serein pour arriver à une solution satisfaisante pour l’ensemble des parties« .

« Nous déclarons préférer cette attitude à la grève du secteur libéral, annoncée pour le 20 janvier 2022, à raison d’un jour par semaine. Nous espérons que le gouvernement finira par entendre notre appel à la sagesse du dialogue« , soulignent encore les syndicats.

AMI : Refusant le taux de cotisation, les syndicats des médecins libéraux annoncent une AG Hespress Français.

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