Le ministre de l’Industrie confirme la fin des tensions entre le Maroc et l’Egypte sur les échanges commerciaux

Le ministre de l’Industrie et du Commerce du Maroc, Ryad Mezzour, a confirmé la fin des frictions entre le Maroc et l’Egypte sur les échanges commerciaux entre les deux pays. En effet, il a révélé que les négociations que le Maroc a menées auprès de la République arabe d’Egypte (RAE) sur les difficultés rencontrées par l’accord de libre-échange entre les deux pays se sont soldées par un accord principalement sur l’entrée des voitures Renault produites à Tanger.

L’exonération totale des droits de douane comme prévu dans l’Accord d’Agadir aura facilité la tâche aux deux pays qui entretiennent des relations commerciales, depuis des décennies. Cet accord, à titre de rappel, est un prélude à la future zone euro-méditerranéenne de libre-échange. Il crée une zone de libre-échange arabe, qui regroupe l’Egypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. Tout est donc au beau fixe dès lors qu’il a été décidé de ne pas imposer de barrières tarifaires (taxes) ou non tarifaires (contraintes administratives, respect de normes techniques et sanitaires ou des restrictions à l’accès au marché intérieur) aux importations de biens ou de services en provenance de leurs partenaires commerciaux.

Ryad Mezzour en annonçant cette nouvelle répondait ainsi à une question écrite qu’il lui avait adressée avant-hier, vendredi, Rachid Hammouni, député qui préside le groupe PPS à la Chambre des représentants. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a également précisé que la partie égyptienne a accepté de confirmer l’Institut marocain de normalisation, en tant qu’organisme gouvernemental accrédité par les autorités marocaines, afin de délivrer un certificat prouvant que les usines et les entreprises marocaines ont mis en place un système de contrôle de la qualité.

D’autre part, Ryad Mezzour a indiqué que les accords de libre-échange conclus par le Maroc avec un certain nombre de pays ont donné un nouveau dynamisme aux investissements étrangers, qui ont connu un saut qualitatif au cours des vingt dernières années. A cet égard, il a été révélé que le total des investissements étrangers au Maroc est passé de 77,5 milliards de dirhams entre 1991 et 2000 à 249 milliards de dirhams entre 2001 et 2010, puis 351,5 milliards de dirhams entre 2011 et 2020. Ces accords ont également contribué à accélérer le rythme des exportations qui, au cours des dix dernières années, ont atteint un taux de croissance annuel d’environ 16 % avec les Etats-Unis, et de 13 % dans le cadre de l’Accord d’Agadir pour faciliter et développer les échanges commerciaux entre les Etats membres, 16 % avec la Ligue des Etats arabes, 12 % avec les Émirats arabes unis, 30 % avec la Turquie et 6 % avec l’Union européenne, selon la même source.

Le ministre a indiqué que sa tutelle évalue régulièrement les résultats des accords de libre-échange ainsi que leurs effets, et prend en conséquence toutes les mesures appropriées pour remédier à tout déséquilibre susceptible de nuire à l’économie nationale. Ryad Mezzour a souligné à cet égard que le Maroc et la Turquie avaient conclu un avenant à l’accord de libre-échange le 24 août 2020. Cet accord prévoyait l’inclusion d’une liste négative de plus de 1 200 produits relevant de 630 tarifs douaniers couvrant plusieurs secteurs, car exclu des concessions douanières.

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