Covid : Une quatrième dose n’est pas encore envisageable selon un expert

Alors que la campagne pour convaincre du rappel pour la vaccination contre Dame Covid est à son summum dans notre pays et ailleurs (voyez-y surtout la troisième dose), voilà que d’aucuns prédisent déjà la possibilité d’une quatrième dose, qui semble-t-il ne remettrait pas en cause l’efficacité de la troisième. C’est à ne rien comprendre serait-on tenté de dire. Mais l’effet Omicron est bel et bien là et tout devient plausible au regard de l’affolement qu’il engendre, d’autant plus qu’il reste des interrogations quant à la possibilité de cette souche à contourner l’immunité.

Cela étant, Israël en bon pionnier et après l’avis favorable d’un panel d’experts est devenu dès aujourd’hui le premier pays à proposer concrètement une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19 aux plus de 60 ans et au personnel médical. Mais Israël où Plus de 4,1 des 9,3 millions d’habitants ont reçu trois doses de vaccins contre le coronavirus n’est pas le seul à envisager une telle probabilité, d’autres pays y songent tandis que d’autres s’y projettent.

En France, on s’y penche sérieusement et pour ce faire v’là que le débat est déjà sur la table de l’hémicycle. Bien que l’on balbutie de part (sciences) et d’autres (législatif et exécutif) quelques réponses on reste cependant loin d’un consensus. D’autres pays s’y sont pris également et ont décidé qui de franchir le pas qui du moins d’y réfléchir profondément.

Pour nous autres à Hespress.fr, le Dr Tayeb Himdi, médecin spécialiste et chercheur en politiques et systèmes de santé, d’une bienveillance et à bâtons rompus, a éclairé notre lanterne pour ainsi dire. « Une quatrième prise ne s’impose pas de facto », nous a-t-il déclaré et de nous confirmer que la troisième dose fait déjà largement l’affaire. Cependant, il reconnaitra qu’une quatrième dose « peut s’avérer être plus protectrice pour la catégorie d’âge des plus de 60 ans plus vulnérable. « Surtout pour les personnes porteuses de maladies chroniques ou au système immunitaire moins réactif », explique-t-il. Le médecin spécialiste et chercheur en politiques et systèmes de santé nous expliquera que d’après l’avis des experts, une troisième dose s’avère être efficace entre 75 % et 90 %.

Le Dr Himdi poursuivra en louant l’efficacité de la troisième dose surtout au bout de 4 à 5 mois après son injection qui selon lui est plus durable. « Les anticorps espacés dans le temps gagnent en qualité et sont plus stimulants » nous dira-t-il, encore, rassurant. Et à propos de la ferveur à s’injecter cette troisième dose, il dira « que bien que l’on soit en deçà des données escomptées, les chiffres quotidiens des “tertio vaccinés” restent encourageants et oscillent entre 67 000 et 80 000. Aussi faut-il relativiser pour ce qui est des “antivax‘et ceux qui considèrent que les vaccins ne sont pas sûrs où ont des doutes sur leur efficacité ».

Et il complètera l’idée en se référant à l’international « Dans les pays où Omicron fait des ravages quant à sa propagation et donc du phénomène de contaminations, on se fait de plus en plus vacciner. En France on a même fait appel aux militaires pour aider en ce sens ».

Le Dr Himdi nous dira pour en revenir à la quatrième dose qu’Israël a toujours été un précurseur en la matière, taxé en cela de bon élève. « Mais pour le moment, il vaut mieux voir venir, car si le besoin se ressent vraiment quant à une quatrième dose ce sera avec des vaccins plus puissants qui chercheront à atténuer la force de frappe des futurs variants ».

L’heure est donc à l’expectation, une troisième dose s’impose pour que les catégories des personnes à risque et autres même saines puissent renforcer leurs immunités.

Covid : Une quatrième dose n’est pas encore envisageable selon un expert Hespress Français.

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