Emmanuel Macron a-t-il annoncé à demi-mots sa candidature à la présidentielle?

Le président français Emmanuel Macron a évité, jeudi, de répondre à une question sur sa candidature à la prochaine présidentielle de 2022, mais a quelque peu révélé son intention. Face au polémiste d’extrême droite, Eric Zemmour, Macron a rappelé, sans le nommer que la « haine, c’est la haine de la France ». 

En faisant référence à Eric Zemmour, promoteur d’idées ultra-nationalistes et racistes, Emmanuel Macron a souligné l’importance des institutions françaises, garantes de la stabilité du pays en ces temps de crise, face à la montée du discours radical.

En répondant à une question sur sa potentielle candidature, lors d’une conférence de presse sur la présidence française au Conseil de l’Union Européenne, le président a commencé par répondre comme suit: « D’abord je le prends comme un signe d’affection, un désir caché, presque un appel », a-t-il déclaré sur le ton de la plaisanterie.

« Plus sérieusement, je pense que dans le temps qui est le nôtre, il est important que les institutions continuent de fonctionner de la manière la plus stable possible », a-t-il ajouté, avant d’expliquer la situation actuelle en France.

« Quand les vents mauvais reviennent, et se lèvent », a-t-il déclaré en faisant référence, sans le citer au courant raciste, antisémite et islamophobe de l’extrême droite, « il est légitime qu’il y ait des choix démocratiques et que toutes les voix s’expriment, mais le rôle de nos institutions est de tenir le pays là où il doit être, ne rien concéder ni au racisme ni à l’antisémitisme, ni à la remise en cause de nos valeurs, ni à la manipulation de notre histoire ».

Et d’ajouter que son rôle à lui, dans ce moment, « est de continuer d’agir au service de notre peuple », dans une déclaration non officielle de sa candidature. Et de justifier ce rôle par un devoir de « protéger », a-t-il insisté, « d’accompagner et de préserver notre unité », les valeurs et les principes de la France, « parce que nous en avons besoin ».

Et encore une fois dans une référence, sans le citer au mouvement d’extrême droite incarné par Marine Le Pen et surtout Eric Zemmour, condamné pour « incitation à la haine raciale » et religieuse, le président Emmanuel Macron, a déclaré que quels que soient les choix démocratiques qui seront faits au printemps prochain, ils devront se faire sans la haine car la haine, « c’est la haine de la France ».

Ces choix démocratiques, « doivent se faire dans le plus grand pluralisme, la plus grande liberté de discussion, d’échange et de controverse, car la controverse c’est l’esprit français. Mais la haine, c’est la haine de la France », a-t-il déclaré.

Auparavant, Emmanuel Macron avait répondu à une question sur la candidature controversée d’Eric Zemmour, en jugeant qu’il n’appartient pas au président de la République de disqualifier un candidat.

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