PLF2022: Le gouvernement refuse la création de postes budgétaires pour les « contractuels »

Alors que les enseignants dits « contractuels » attendent leur intégration dans la fonction publique à travers la création de postes budgétaires au sein du ministère de l’Éducation nationale, le gouvernement a exprimé son refus de transférer les postes des enseignants et cadres des académies, au budget général de l’Etat. Actuellement, et depuis le début du processus de recrutement des enseignants par contrat auprès des académies régionales, cette catégorie est « casée » dans le budget des équipements et fournitures des AREF. 

Lors de la séance de vote du Projet de loi de finances 2022 à la Chambre des conseillers, le groupe de la Confédération démocratique du travail (CDT) à la 2è Chambre, a déposé un amendement visant à transférer les postes des enseignants contractuels au ministère de l’Éducation nationale, pour pouvoir ainsi répondre à l’une des demandes phares de cette catégorie de travailleurs, qui est l’intégration dans la fonction publique.

La CDT a ainsi estimé que cet amendement résoudrait radicalement le dossier des enseignants contractuels sans rien coûter au budget de l’État, proposant de prévoir la création de 119.000 postes budgétaires au profit du ministère de l’Éducation nationale. Un amendement qui n’a pas été accepté.

En effet, Faouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du budget, a rejeté l’amendement du groupe de la CDT, notant que cette « question est au centre des consultations entre le ministre de l’Éducation nationale, les syndicats les plus représentatifs du secteur et les représentants des enseignants des AREF« .

« La question n’est pas technique, mais plutôt liée aux choix du gouvernement. Et lorsque l’Exécutif décide de procéder à une option fondée sur le dialogue, que le ministre de l’Éducation nationale mène avec les syndicats et les représentants des enseignants des AREF, nous le traduirons en procédures dans le projet de loi de finances», a déclaré le ministre.

À l’exception de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), affiliée au parti de l’Istiqlal qui participe à la majorité gouvernementale, l’amendement du groupe de la CDT a été soutenu par 15 conseillers représentant les groupes de la CDT, de l’UMT (Union marocaine du travail), en plus du groupe de l’Union socialiste (UNFP), tandis que 56 conseillers ont voté contre.

La résolution du dossier des enseignants contractuels passe par leur intégration dans la fonction publique au sein du ministère de l’Éducation nationale. Mais sans création de postes budgétaires au sein de ce département, cette revendication ne pourra pas voir le jour.

A noter que la Chambre des conseillers a approuvé à la majorité ce vendredi 3 décembre, l’intégralité  du projet de loi de finances. Le PLF-2022 a reçu l’aval de 64 conseillers, alors que 18 autres s’y sont opposés et 7 s’y sont abstenus et ce, après l’approbation d’une série d’amendements et après son vote, à la majorité, en commission des finances, de la planification et du développement économique à la Chambre des Conseillers.

Le gouvernement a qualifié ce projet de social, tandis que l’opposition le considère comme une simple «déclaration d’intention» ne reflétant pas les programmes électoraux des partis de la coalition gouvernementale et la déclaration du gouvernement.

Le projet sera par la suite renvoyé à la Chambre des représentants pour une deuxième lecture.

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