Affaire Aït El Jid : Un procès qui n’en finit pas de trainer en longueur

Il était prévu que la Cour d’appel de Fès reprenne, ce mardi 23 novembre courant, le procès de Abdelali Hamieddine, l’un leaders du Parti de la Justice et du Développement (PJD), impliqué dans le meurtre de l’étudiant Mohamed ou Benaïssa Aït El Jid, en 1993.

En effet, Hamieddine est poursuivi pour « complicité de meurtre avec préméditation » de l’étudiant, qui fut mortellement blessé dans des affrontements entre des étudiants islamistes et des étudiants de gauche, dans l’enceinte de la faculté Dar El Mahraz de la ville de Fès, au mois de février 1993.

Un feuilleton qui n’en finit pas de ne pas finir puisque rien n’a changé depuis, quant à cette hostilité réciproque dans le monde estudiantin. Aussi l’espoir demeurait-il grand quant à l’issue de ce procès qui aurait pu apporter un début de solution à certains ressentiments au niveau des facultés nationales.

Bref, in fine, c’est à un quatorzième report auquel on a eu droit, la Cour d’appel de Fès ayant décidé en cela à un renvoi au 24 mai 2022, pour une énième audience. Ce coup-ci, le report a été réclamé par la partie civile qui a estimé que l’un des avocats de la défense avait perdu sa qualité d’avocat, après le refus du barreau de Rabat de procéder à son enregistrement. Pas du goût de la partie adverse qui avec véhémence a refusé la valeur du fait.

Aussi le “restant“ de la défense de Abdelali Hamieddine le leader du PJD, Me Halaoui et Me El Abbadi  l’ont fait savoir haut et fort, en avançant les nombreuses audiences zappées pour des raisons ou d’autres alors que leur dossier est on peut plus paré pour les plaidoiries.

Pourtant au Tribunal de Fès il y avait du beau monde, la famille de la victime Benaissa Aït El Jid décédé en mars 1993 ainsi que certains de ses anciens camarades et des étudiants de la mouvance de gauche. De nombreux partisans et responsables du Parti de la Justice et du Développement étaient également présents comme Abdessamad Sekkal, Slimane El Amrani ou Abdelaziz Aftati entres autres.

Aït El Jid, rappelle-t-on, avait succombé au début du mois de mars 1993 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Fès, suite aux blessures subies en février de la même année lors d’affrontements à la faculté de Dhar El Mahraz de la ville de Fès, au mois de février 1993.

Parmi les assaillants, impliqués dans les affrontements dont été victimes Mohamed Aït El Jid et l’un de ses camarades, le principal témoin de cet  assassinat, Haddioui El Kahammar avait été grièvement blessé tandis que quatre étudiants islamistes avaient écopé de peines d’emprisonnement ferme.

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