Amina Bouayach : Le pass sanitaire permettra de préserver le droit des personnes à la libre circulation

Le Gouvernement a annoncé mercredi 17 novembre, sa décision de donner une suite favorable à une recommandation du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), pour remplacer le pass vaccinal par un pass sanitaire.

La mesure a immédiatement été actée, car il était possible dès ce mercredi après-midi de télécharger son pass sanitaire, disponible sur la plate-forme liqahcorona.ma, en lieu et place du pass vaccinal.

Dans le détail, pour une personne vaccinée, la différence entre les deux documents est quasi inexistante. Mais pour une personne non vaccinée, le pass sanitaire fournit toutes les informations nécessaires (PCR, attestation d’exemption le cas échéant….), et peut donc constituer un document qui garantit à la personne son droit à la libre circulation.

Approchée par Hespress Fr, Amina Bouayach, présidente du CNDH, nous explique en quoi cette mesure peut changer le quotidien de certains.

« La population marocaine comprend des personnes vaccinées et d’autres qui ne le sont pas, et ce pour des raisons diverses. Cela peut aller du refus de vaccination, à l’empêchement médical, en passant par différentes autres circonstances, qui feront que la personne soit dans l’incapacité de présenter, au besoin, un pass vaccinal », rappelle Amina Bouayach.

Le Conseil a reçu plusieurs plaintes de la part de citoyens « privés de certains services publics et privés, comme les moyens de transport, les commerces ou les administrations, sans aucune mesure alternative« , explique-t-elle, notant que l’équation était de « respecter les mesures visant à préserver la situation épidémiologique dans le Royaume, mais sans pour autant perdre de vue les droits des personnes« .

Et la recommandation faite par le CNDH dans ce sens, visait justement à protéger et garantir ces droits, notamment celui à la libre circulation.

Car, soutient Amina Bouayach, « les personnes qui ne sont pas vaccinées, parce qu’elles refusent, elles ont une maladie qui les en empêche, elles ont déjà contracté le Covid et doivent respecter un délai médical avant la vaccination, doivent continuer à jouir de tous leurs droits, dont l’accès aux services publics et privés, le voyage.., et dont elles ont été privées avec l’instauration de l’obligation du pass vaccinal ».

La présidente du CNDH souligne à ce propos « les distinctions enregistrés au niveau de la mise en œuvre de cette décision au niveau des administrations publiques et des entreprises privées, et qui va de rigidité absolue au laisser-aller total ».

Et justement, dit-elle, le pass sanitaire « met à la disposition de l’administration des lieux, un outil clair et officiel, pour prendre des décisions par rapport à l’accessibilité, et partant, permettra de respecter le droit de chaque citoyen à tous les services et prestations ».

« Le contexte actuel, lié à la pandémie, nous oblige tous à avoir une situation de santé, et le pass sanitaire fournit cette situation de santé, et permettra donc de réduire le degré d’arbitraire de l’administration par rapport à l’accessibilité des citoyens », conclut-elle.

Amina Bouayach : Le pass sanitaire permettra de préserver le droit des personnes à la libre circulation Hespress Français.

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