L’Algérie somme l’Espagne de ne pas revendre son gaz au Maroc  

C’est un fait, la crise entre l’Algérie et le Maroc ne fait que s’aggraver de plus en plus et la dernière trouvaille de notre vis-à-vis de l’Est c’est le chantage. Que l’on se rassure, ce n’est pas directement à notre encontre. C’est que pardi ! on ne se cause plus entre voisins si près et si lointain.

La cause ? Une énorme dépendance gazière de l’Espagne envers l’Algérie qui implique tout à loisir à cette dernière de s’en donner à cœur-joie dans la haine gratuite et de soumettre le voisin du nord à son diktat. Ce n’est pas une première, on l’a vu avec l’Affaire Ghali que le régime kaki d’Alger a fait imposer par la force à Sanchez, Laya & Co. Mais qu’on se le dise, le chantage gazier mené par l’Algérie contre l’Espagne et donc l’Europe, n’est plus au stade de la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe, quoique…

Bien plus grave donc, que la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe, l’Algérie « interdit à l’Espagne de revendre son gaz à Rabat », indique dans son édition du jour, le journal espagnol El Mundo. Et ce n’est pas tout, le régime d’Alger, a également interdit à plusieurs entreprises ibériques du secteur de revendre son gaz au Maroc, révèle encore le quotidien. Et d’ajouter que des entreprises de production, de distribution et de commercialisation d’électricité et de gaz comme, Iberdrola, Endesa ou Naturgy ont été sommées de ne pas céder le moindre centimètres cube de “gaz algérien“ au Maroc.

Auquel cas, pour ce faire, elles devront se procurer du gaz acheté ailleurs que celui des pipelines reliant l’Algérie à Alméria si, elles veulent en exporter vers le Royaume. Pour El Mundo, « le gouvernement espagnol est de facto face à un nouveau front qui augmentera sa dépendance vis-à-vis du pouvoir algérien».

«La crise entre l’Algérie et le Maroc s’aggrave et la forte dépendance de l’Espagne au gaz dans cette phase de la transition énergétique a ouvert un nouveau front au gouvernement de coalition déjà très affaibli de Pedro Sanchez », indique encore le journal qui croit savoir que le diktat algérien a « imposé des conditions pour étendre le seul gazoduc» que le pays entretient actuellement avec l’Espagne via Almeria, le Medgaz.

Mais l’onde de choc ne se limite pas qu’à l’Espagne, elle va plus loin sur le Vieux continent où la grogne se fait de plus en plus sentir.

L’eurodéputé allemand Lars Patrick Berg a jugé « très préoccupant le fait que l’Algérie ait ordonné la fermeture du gazoduc Maghreb-Europe vers l’Espagne, compte tenu de l’arrivée de l’hiver et des prix élevés de l’énergie ».

« Malheureusement, l’Algérie s’avère être un partenaire peu fiable ! », a-t-il gazouillé dans un tweet. Il n’est pas le seul. Le maire de Liveri, municipalité italienne jumelée avec Dakhla, Raffaele Coppola, a déclaré qu’« en cette période de crise du marché du gaz naturel, la décision de l’Algérie d’annuler l’accord du gazoduc Maghreb-Europe est contraire aux intérêts de la communauté et de nos principaux alliés en Afrique comme le Maroc ».

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