Opel envisage de délocaliser au Maroc au grand dam de ses employés et syndicats

Dans sa politique de restructuration, entamée il y a quelques mois, le constructeur automobile allemand Opel envisage de transférer une partie de son activité dans le royaume. La nouvelle a été annoncée aux employés lors d’une récente réunion, ont noté les médias allemands, ajoutant que les responsables parlaient d’une augmentation des coûts.

En effet les constructeurs automobiles font déjà à des pénuries de pièces et notamment celles des semi-conducteurs dont l’impact affole les plus tenaces. Cette crise n’a de cesse de s’amplifier touchant les plus puissants, et les arrêts d’usines ne se comptent plus. D’ailleurs Opel, la célèbre marque allemande distribuée au Maroc par Auto Hall, a annoncé que son usine d’Eisenach (Allemagne) allait fermer jusqu’au 1er janvier 2022. « Il y a de plus en plus d’indications que la prochaine réorganisation de Stellantis, la société mère du constructeur automobile Opel est non seulement imminente, mais que dans certains domaines, elle est déjà mise en œuvre illégalement sans information préalable, conseil et négociation avec les représentants des travailleurs”, dénoncent les syndicats. Ils annoncent que “des mesures légales ont été prises ».

C’est ainsi qu’Opel, envisagerait de «déplacer des métiers de Rüsselsheim vers le Maroc» à Kenitra indique une presse allemande peu tendre à l’instar des médias Hessenschau et Ntv. Ces derniers rappellent que ce genre de décision est coutumier pour Stellantis. Cette dernière a la ferme intention, de se séparer de ses deux usines de production de Rüsselsheim et d’Eisenach d’Opel Automobile GmbH. Les deux infrastructures devraient être cédées à d’autres organisations juridiques et de production pour permettre à Opel de délocaliser au Maroc, est-t-il écrit. Début septembre, à titre de rappel, le groupe Stellantis signait un accord avec le Royaume renforçant le partenariat industriel entamé en 2015 qui concernait la production de l’Opel Rocks-e à Kenitra, aux côtés de la Citroën Ami.

Du coup, IG Metall le puissant syndicat qui depuis suivait l’affaire, s’en est mêlé. Aussi a-t-il prévenu le constructeur automobile Stellantis que sa filière allemande Opel en ferait les frais. Le Chef de district d’IG Metall a déclaré vendredi que « Stellantis doit être conscient qu’à travers les plans d’externalisation et de délocalisation et le transfert d’activités au Maroc, c’est la menace d’un conflit massif qui pointe à l’horizon ». En attendant la direction et le comité d’entreprise d’Opel font sourde oreille et ont appelé les salariés à ne pas faire porter ces litiges au-devant de la presse, même si la raison en est, les menaces connues de délocalisation d’emplois au Maroc. Cela n’arrive pas tous les jours chez Opel que la direction et le comité d’entreprise publient une déclaration commune appelant leurs salariés à être prudents lorsqu’ils traitent les informations de l’entreprise en public.

Mais Opel n’a pas que ces soucis le constructeur automobile est confronté à une « série de défis », selon la déclaration signée par le directeur des ressources humaines Ralph Wangemann et le président du comité général d’entreprise, Uwe Baum. Pour apaiser la tension d’e l’événement il est dit, « dans de tels moments, il n’est pas rare qu’il y ait des positions différentes entre les partenaires sociaux ». Ces divergences d’opinion doivent être « échangées et négociées dans l’intérêt d’un bon dialogue social – en interne ». Il y a près de deux ans, Opel avait vendu une partie de son centre de développement tout comme la piste d’essai de Rodgau-Dudenhofen au partenaire stratégique et prestataire de services Segula Automotive.  700 employés ont été mis au chômage. Segula en a rapidement embauché quelques-uns, mais en ces temps de vache-maigre, elle s’est mise à supprimer des dizaines d’emplois, la raison on la devine peu de travail pour la main d’œuvre.

Opel envisage de délocaliser au Maroc au grand dam de ses employés et syndicats Hespress Français.

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