Sahara : ICG un « lobby non gouvernemental » qui en dit trop et pas assez

 L’International Crisis Group (ICG) est une ONG qui pour les caisses de son fonds de commerce fait son beurre en se disant être une organisation indépendante qui travaille à « prévenir les guerres et à soutenir la bonne gouvernance et la politique inclusive qui permettent aux sociétés de s’épanouir et à qui l’Institution onusienne prête parfois oreille ».

Jusque-là, et depuis 1995 qu’elle existe elle n’a pas encore honoré cette règle. Bien loin de là et les conflits traités n’en semblent que plus précaires et à priori celui du Sahara marocain qui a éclaté bien avant qu’elle n’ait vu le jour. Eh, c’est qu’il faut remonter dans le temps et l’espace pour y voir un peu plus clair dans cette affaire du Sahara.

Cela étant, son dernier rapport le 227e du genre pour la région MENA, l’International Crisis Group le consacre au conflit du Sahara marocain. Rien que ça ! Intitulé « Relancer les négociations sur le Sahara » l’ONG souligne en exagérant cela va de soi, que les combats qui ont de nouveau éclaté en novembre 2020, restent de faible intensité. Pourtant, les puissances extérieures auraient tort de supposer que cela ne s’intensifiera pas. Avec le soutien des Etats-Unis, le nouvel envoyé de l’ONU devrait prendre des mesures de confiance qui pourraient faciliter les négociations », croit savoir ICG.

Un rapport tendancieux et loin de la réalité du terrain

Le décor !selon l’International Crisis Group (ICG) qui au passage dans ce rapport tendancieux ne cache pas, de fausses vérités, son penchant vers le séparatisme. En novembre 2020, selon l’ONG « les combats ont repris entre le Maroc et le polisario concernant le territoire disputé », jusqu’à preuve de contraire les seules escarmouches connues et répertoriées sont la mort du chef de la gendarmerie du polisario au pied du mur de sécurité du Maroc qu’il tentait de saboter pour y ouvrir une brèche. Sinon « oualou » depuis Guerguerat  ! Et ICG d’enrager « Les puissances étrangères sont divisées et peu enclines à intervenir et l’ONU vient seulement, en octobre 2021, de pourvoir le poste d’envoyé personnel de son Secrétaire général, longtemps resté vacant à Steffan De Mistura. Ce désintérêt diplomatique est facteur d’un regain vers l’escalade militaire » avance encore l’ONG. « Les tensions pourraient également s’étendre au reste de l’Afrique du Nord et au-delà, comme en témoignent les incidents diplomatiques du Maroc avec l’Algérie, l’Allemagne et l’Espagne ».

Aussi, l’action à tenir selon l’honorable International Crisis Group (ICG), se conjugue avec le soutien des Etats-Unis au Conseil de sécurité. « Le nouvel envoyé des Nations unies devrait concentrer ses efforts sur le rétablissement de la confiance et la relance des négociations, de concert avec des intervenants extérieurs qui déploieraient un éventail de mesures financières, certaines incitatives et d’autres, dissuasives ». Tout est dit. La bonne gouvernance selon l’ICG c’est d’internationaliser un conflit interne. Elle est simple et belle la vie quand on juge celle des autres à partir de son confort bureaucratique et loin de la réalité du terrain.

L’ICG omet volontairement des vérités

Et, l’ONG de planter le décor à son goût. Près d’un an après la reprise des hostilités au Sahara par le polisario, les efforts internationaux pour ramener le Maroc, la Mauritanie, l’Algérie et le Front Polisario à la table des négociations ont été vains. Dans la zone contrôlée par Rabat, « ô regrets », l’accord entre le Royaume et les élites sahraouies se maintient. Mais remarque l’ONG, les autorités ont durci la répression à l’encontre des militants des droits humains. Depuis la rupture du cessez-le-feu en novembre 2020, le polisario mise aléatoirement sur un soutien de la jeunesse des camps de réfugiés sahraouis en Algérie. Dans le Sahara marocain, le pacte politico-économique conclu par le Maroc avec les élites sahraouies lui a permis de gagner leur soutien aux mesures en place en leur accordant des licences commerciales exclusives et d’autres avantages.

Et l’ICG de regretter que ces élites, de plus en plus inamovibles, représentent un frein aux velléités du projet des séparatistes. C’est peut-être là la seule vérité de ce rapport 227. Toutefois, ICG déplore la pression faite à l’encontre des militants pour les droits humains et le séparatisme, dans le but de museler la dissidence. Dans les camps de réfugiés en Algérie qui abritent les Sahraouis séquestrés, nous dit encore l’ONG, nombreux sont les jeunes à soutenir fermement la campagne militaire, redémarrée en novembre 2020, après un cessez-le-feu qui durait depuis 1991. L’ICG omet volontairement de reconnaître que le polisario reste l’un des seuls mouvements dans le monde à  former des enfants aux techniques de la guerre et à devenir soldat. Leurs talents se conjuguent à la troisième personne du pluriel dans le Sahel environnant.

Une ONG en donneuse de leçons

Et l’CG de poursuivre, « de leur côté, les Nations unies ont mis plus de deux ans à désigner un nouvel envoyé, surmontant les oppositions des deux parties seulement en octobre 2021. Les puissances étrangères sont divisées sur la question du Sahara et l’administration Biden ne souhaite pas clarifier sa position sur la reconnaissance par son prédécesseur de la souveraineté du Maroc sur le territoire. Pour sortir de l’ornière diplomatique, le nouvel envoyé des Nations unies devrait encourager la désescalade rapide et proposer des mesures de renforcement de la confiance qui permettraient un retour à la table des négociations. Et de recommander « Les Etats-Unis devraient l’accompagner par des démarches diplomatiques qui accéléreraient les efforts de conclusion d’un accord. Les puissances étrangères qui peuvent apporter leur aide à travers une palette de mesures financières incitatives et dissuasives pour amener les deux camps à négocier afin qu’ils maintiennent leur engagement ont peiné à mettre en place une stratégie cohérente face à cette situation. ICG à en vouloir trop bien faire en oublie, chemin faisant, le vrai camp, l’Algérie qu’elle a du reste qualifiée de simple pays voisin, c’est dire le lobbying. Et ne s’arrêtant pas en si bon chemin, « les puissances étrangères à la lumière d’un verdict de la Cour de justice de l’Union européenne datant de septembre 2021, qui qualifie l’intégration du “Sahara occidental“ dans l’accord commercial de 2012 entre le Maroc et l’Union européenne d’illégale, Bruxelles devrait revoir sa politique et retirer les produits et la pêche provenant du “Sahara occidental“ de l’accord avec Rabat plutôt que de tenter de contourner ce verdict ».

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