Extradition du terroriste, Abdelilah Ziyad pour un retour à la case prison

La France va vraisemblablement extrader le Marocain Abdelilah Ziyad, cerveau d’un attentat qui avait eu lieu contre l’hôtel Atlas Asni à Marrakech le 24 août 1994. L’attaque avait coûté la vie à deux touristes espagnols tandis qu’une Française était grièvement blessée. Une barbarie œuvre d’un groupe islamiste composé d’immigrés maghrébins en France passés sous la main de Ziad.

Abdellillah Zyad le cerveau des attentats de l’hôtel Atlas Asni

Paris va donc livrer parmi un groupe de plusieurs collaborateurs des services de renseignement algériens au Maroc, le cerveau de l’attentat contre l’hôtel Atlas Asni à Marrakech, ex-membre du Mouvement de la Jeunesse Islamique Marocaine (MJIM) de Motei Abdelkrim,  ce bon vieux, Abdelilah Ziyad, alias Rachid alias Bachir Abdelmalek alias Irbaiyine Abderrahman, pour ses seuls pseudos connus, né un 23 mars 1958 dans la capitale économique du Royaume, Casablanca. Suite à la fusillade à la kalachnikov à l’hôtel de Marrakech, la cour d’appel de Fès avait inculpé sept autres terroristes pour « formation d’association de malfaiteurs ». C’est que ces prévenus avaient pour ferme intention de tirer sur des touristes sur une plage de Tanger et de s’attaquer à une synagogue à Casablanca.

Un imam terroriste marocain au service du DRS algérien 

Pour singulière, soit-elle, la saga terroriste de l’imam terroriste justement, Ziad, avait débuté avec le MJIM. Repéré par les services marocains, il fuit le Royaume vers la France en 1981. En bon agitateur et activiste terroriste, il s’en fait expulser, en 1984 et rejoint la Libye où il se fait les dents avec les services secrets libyens deux ans durant en compagnie de son mentor Abdelkrim Motei qui s’y trouve. Il ralliera par la suite l’Algérie, où il combat avec « des islamistes sous les ordres des services de renseignement algériens, histoire de saper la stabilité du Royaume ». D’entrée de fonction, le traitre a, à son corps défendant, une tentative avortée de faire passer des armes à travers la frontière algéro-marocaine (Groupe d’Oujda).

En bon chiffon, les services secrets algériens et l’ANP s’en servent pour infiltrer le Front islamique du salut algérien (FIS) mais également pour diriger, depuis l’Hexagone des actes subversifs contre le Maroc, dont l’attentat d’Asni, qui lui aura valu huit ans de prison. Il n’en purgera que quatre. Abdelilah Ziyad y était considéré comme le coordinateur des opérations militaires du MJIM en Algérie où il avait bénéficié d’un logement à Sidi Bellabes octroyé par qui de droit des services de renseignement algériens. Il est retourné en France à Carpentras en tant qu’Algérien puisqu’il était détenteur d’un passeport algérien du nom Bachir Abdelmalek né le 22 mars 1958 à Maghnia qui d’ailleurs lui aura valu sa carte de séjour en France avec laquelle il s’est servi pour collaborer avec le DRS pour surveiller ou renseigner sur les communautés marocaine et algérienne à Paris et région.

Abdelillah  Zyad mouillé avec les kamikazes du Bataclan   

Des années plus tard, Karim Moulay, un ancien agent du DRS (service de renseignement algérien) exilé à Londres, a, en vendant la mèche, dit l’implication des renseignements algériens dans nombre d’actes subversifs à l’encontre du Maroc, dont celui d’Atlas Asni. L’attentat de Marrakech faut-il le rappeler a profondément aggravé les relations entre le Maroc et l’Algérie et au jour d’aujourd’hui, elle ne semble pas s’être améliorée sinon qu’elle a empirée.

Cela étant, la police française aurait informé mercredi dernier, le Consulat général du Royaume à Orléans de la décision des autorités judiciaires françaises d’expulser le ressortissant marocain Zyad Abdelilah de France vers le Royaume, aura appris un média de la place « barlamane.com » pour ne pas le citer. En 1986, Ziad Abdelilah était revenu en France (à) avec un passeport algérien délivré au nom de Bachir Abdelmalek né le 22 mars 1958 à Maghnia -à un jour près de sa naissance à Casablanca- et en obtient même une carte de séjour sous cette identité algérienne. Sur place, il œuvre pour le département de la sécurité algérien (DRS) et renseigne sur les communauté algérienne et marocaine en région parisienne.

En 1993, Zyad Abdelilah est repéré comme traçant le suivi des activités du FIS et en tant que recruteur de jeunes Marocains  pour le compte du MJIM. Enfin, il se dit qu’il est impliqué dans le dossier des attentats du 13 novembre 2015 et plus particulière dans celui des kamikazes du Bataclan, pour avoir été en relations avec l’Algérien Omar Ismaïl Mostefaï qui s’était fait exploser dans la salle du spectacle. Le Maroc a lancé 4 mandats internationaux de 1982 jusqu’à 2010 pour divers motifs comme ceux, de troubles à l’ordre public, attaque à main armée (1994, 2010)…

Extradition du terroriste, Abdelilah Ziyad pour un retour à la case prison Hespress Français.

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