Une famille marocaine impliquée dans un trafic international de faux parfums et de maroquinerie

En France, l’affaire qui fait débat c’est ce coup de filet visant un trafic international de parfums et de maroquinerie contrefaits qui a permis l’interpellation cette semaine de 12 personnes, notamment dans le Loiret. Onze personnes ont été interpellées suspectées d’avoir participé à des escroqueries en bande organisée, en vendant sur Internet des parfums contrefaits principalement.

L’enquête a débuté au printemps quand, il fut remarqué des annonces sur Facebook et Marketplace « de personnes à Orléans proposant des parfums de toutes les grandes marques confectionnés en 33 ml », a expliqué à l’AFP une source policière de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS), chargée de la criminalité organisée. Les recherches ont permis de mettre au jour que les malfaiteurs faisaient ce « commerce en grande quantité », ne vendant pas en-dessous de cent flacons de parfum de grandes marques, comme Chanel N°5, J’adore de Dior ou La petite robe noire (Guerlain). Des entrepôts, où étaient stockée la marchandise, ont été repérés  avec des marchandises acheminées depuis la Turquie et la Bulgarie, par camion ou container.

« Ils brassaient ces parfums en très grande quantité car ils étaient capables de faire des commandes de 250.000 euros d’un seul coup », note le policier, précisant que les produits étaient écoulés dans plusieurs régions françaises. L’ensemble des perquisitions a permis de découvrir plus de 100.000 pièces de contrefaçon, des parfums en très grande quantité mais aussi du textile comme des maillots de football et des articles de maroquinerie, comme des sacoches Louis Vuitton, pour un montant à la revente estimé à 1,8 million d’euros par les services douaniers. Les malfaiteurs avaient l’habitude de les proposer, au moins depuis 2019.

Ce coup de filet a été permis quand les enquêteurs ont acquis la conviction que la tête du réseau était basé en Seine-Saint-Denis, disposant pour ses petites affaires occultes d’entrepôts à Aubervilliers, à Saint-Ouen et Clichy. Agé de 27 ans, et d’origine turc, fiancé à une Marocaine, il est déjà connu de la justice pour des affaires similaires et se serait donc chargé, selon les enquêteurs, de faire venir la marchandise de Turquie, de Bulgarie et de Pologne. Il employait, sans les déclarer, une dizaine de Pakistanais pour préparer les commandes, et s’occuper de la manutention.

Une fois les contrefaçons vendues sur Internet, des livreurs prenaient le relais pour les expédier dans toute la France et ailleurs. Pour les policiers, le chef était de mèche avec une famille d’origine marocaine établie dans la région d’Orléans. Le père de 53 ans et le fils de 21 ans, appréhendés, sont suspectés d’avoir pris part aux escroqueries, la fille était la fiancée de la tête de réseau. Ils sont suspectés d’avoir blanchi l’argent des ventes en investissant dans l’immobilier au Maroc, tandis que le chef aurait, selon les premières estimations des enquêteurs, mis de côté un million d’euros, en Turquie ou à Dubaï.

Une famille marocaine impliquée dans un trafic international de faux parfums et de maroquinerie Hespress Français.

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