Doing Business in Japan : Un marché attrayant mais très exigeant

Dans le cadre de ses webinaires Doing Business, l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) vient d’organiser un webinaire intitulé « Doing Business in Japan », en partenariat avec le cabinet Harvard Consulting.  

La rencontre qui s’est tenue le 21 septembre 2021, sonne la reprise du cycle de webinaires « Doing Business » initié par l’ASMEX. Une occasion pour les adhérents de l’Association de découvrir de nouveaux pays ouverts aux investissements étrangers et en savoir plus sur les diverses opportunités qu’offrent ces marchés.

Pour cette rentrée, c’est le Japon qui est à l’honneur avec l’intervention de deux experts internationaux spécialistes du marché japonais, à savoir, MM. Fabien Debaecker et Frederik Delsart, du cabinet de Conseils PMC, basé à Tokyo.

« Le Japon est la 3e économie mondiale. C’est un marché très intéressant pour ceux qui se donnent la peine d’y accéder car c’est un marché très exigeant et difficile d’accès. Mais très important pour les exportateurs compte tenu de sa dimension locale et internationale. C’est un marché grandissant et qui a en même temps une grande influence sur le marché asiatique », a commencé par préciser M. Debaecker, cité dans le communiqué de l’ASMEX qui a par la suite souligné les exigences du marché japonais, pourtant très attrayant par son ouverture et sa constante croissance.

De son côté, M. Delsart, également cité par l’ASMEX, a fait valoir les avantages du Japon et de son marché en relevant un taux de chômage qui ne dépasse pas les 2,3% alors que le PIB de certaines villes comme Tokyo et Nagoya sont équivalents à des PIB de grandes nations comme la Russie et la Corée du Sud.

En 2019, le PIB du Japon était de 4,5 milliards de dollars, ce qui fait du pays la 3e puissance économique mondiale juste derrière les États-Unis et la Chine. De plus, l’activité régulière et la constante croissance du marché japonais a permis au pays de résister face à la crise Covid-19. À titre comparatif, le PIB japonais a baissé seulement de 4,8% alors qu’en France, la baisse a été évaluée à -8,3%. Pour les experts, il est clair qu’un marché qui survit à la récente crise sanitaire est un marché fiable, tant que les Japonais disposent d’un pouvoir d’achat élevé grâce à leur salaire moyen de 3.000 dollars estime les  expert de l’ASMEX.

Les infrastructures du pays sont à la hauteur de la compétitivité de son économie (4e pays en montant des exportations avec des excédents qui varient entre 20 et 25 milliards d’euros) soulève la même source, notant que le Japon dispose ainsi de 24.000 kilomètres de voies de chemin de fer qu’il met au service de tous les acteurs économiques.

Durant leur intervention, les spécialistes qui ont animé le webinaire ont mis en exergue les avantages du marché japonais qu’ils décrivent comme un marché rémunérateur avec un bon retour sur investissement, mais aussi un marché « créateur de tendances pour le reste des marchés asiatiques ».

En effet, le Japon est le 18e client du Maroc en termes d’exportations avec environs 299 millions de dollars, selon les chiffres de l’ambassade marocaine au Japon. Vu du Japon, ce chiffre fait du Maroc le 26e fournisseur du pays avance l’association des exportateurs, qui estime que la marge est donc énorme pour les exportateurs désirant découvrir de nouveaux marchés, prometteurs et rentables tant que le pays du soleil levant note un besoin au niveau de l’Agriculture, la Pêche, ou encore le cuir, le prêt à porter et les cosmétiques.

D’ailleurs, le Maroc est le 2ème partenaire commercial du Japon en Afrique. Les relations commerciales entre le Maroc et le Japon représentent 4,5% des échanges entre le Maroc et l’Asie et 2,7% des échanges entre le Japon et l’Afrique.

Au niveau de l’agriculture, l’autosuffisance du Japon est limitée (40%) puisque 12% du territoire seulement est voué à l’agriculture. Le prêt à porter présente également une aubaine pour les exportateurs marocains. En 2015, le marché japonais s’élevait à 49,55 milliards d’euros. Selon le Yano Research Institute, le marché pour les produits des marques étrangères d’habillement et d’accessoire a atteint 8,5 milliards d’euros en 2013. Le marché des ventes de vêtements sur internet est prospère, il croît rapidement et présente nombreuses opportunités indique l’ASMEX.

Selon la même source, les exportateurs marocains du cuir ont également des opportunités à saisir au Japon, puisque le pays est le 11e importateur mondial de la matière (1,6% des importations du pays), notant que le besoin du Japon en terme de produits cosmétiques se caractérise par la grande consommation des Japonais (3e marché mondial, 19,4 milliards de dollars). Actuellement, la France est le premier fournisseur du pays (35% des importations) avec une tendance vers les produits bios. Là encore le potentiel est important pour les exportateurs marocains.

Néanmoins, le Japon reste un marché très exigent en terme de qualité. « Quelques acteurs économiques ont vu leurs marchandises faire le chemin retour à cause d’un soucis d’emballage comme une rayure ou une petite éraflure, bien que leur produit soit d’une très grande qualité » a noté Frederik Delsart qui rappelle que le Maroc demeure le 2e partenaire commercial du Japon en Afrique.

Doing Business in Japan : Un marché attrayant mais très exigeant Hespress Français.

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