Espagne : Accident, suicide ou acte terroriste, un Marocain décédé dans l’œil du cyclone judiciaire  

En Espagne, dans la région de Murcie, un évènement vendredi dernier, qui a priori aurait pu passer pour un fait divers et mis dans la rubrique des accidents d’automobiles, a été élevé ce mardi à un niveau bien plus grave. En effet, le dossier de cette affaire qui a fait deux morts dont un Marocain et quatre blessés a été confié au tribunal de l’Audience nationale, une instance chargée notamment des affaires de terrorisme.

Le juge d’instruction du Tribunal central numéro 1 de l’audience national, Alejandro Abascal, a ouvert une enquête pour terrorisme au sujet justement de cet accident survenu à 14h30 vendredi « à Torre Pacheco », dans la région de Murcie, dans le sud-est du pays indiquent des médias espagnols. Les faits : L’accident a eu lieu, lorsqu’un homme, un Marocain de 30 ans aurait semble-t-il perdu le contrôle de son véhicule fonçant sur, la terrasse d’un bar, fauchant trois personnes attablées avant que la voiture ne percute le mur d’une maison qui a arrêté sa folle course.

Aux premières informations selon plusieurs médias, il avait été indiqué que le conducteur du véhicule pourrait avoir été blessé par arme blanche et s’enfuir lors d’une rixe antérieure ce qui serait la cause de cet accident. Mais voilà le temps d’un week-end on aura vite fait de virer de bord. Aussi, l’enquête déclenchée aujourd’hui, vise à faire la lumière sur le profil et les éventuelles motivations du conducteur, de nationalité marocaine car il aurait été retrouvé en sa possession d’une lettre qui comporterait un message à « caractère jihadiste ». Par ailleurs il est un autre revirement, quant aux traces de coupures faites à l’arme blanche, il est aussi dit qu’il aurait pu se les infliger lui-même.

Selon ABC qui cite des sources judiciaires, il s’agirait d’une démarche préliminaire à la suite des premières enquêtes, puisque lors de l’accident, il a été trouvé en la possession du conducteur du véhicule, de nationalité marocaine, une lettre étayant semble-t-il, des thèses alignées sur le djihadisme. Cependant, d’autres options n’ont pas encore été exclues, comme celui qu’il souffrirait d’un problème de santé mentale, car dans cette même lettre, il y a de nombreux commentaires sur d’autres questions, comme indiqué par les mêmes sources juridiques et ratifiés par d’autres membres des autorités (Guardia Civil) ayant participé auparavant à l’enquête après l’accident.

Pour le parquet en charge des affaires terroristes, cela semble déjà clair selon les deux versions, c’est qu’il ne s’agissait pas d’un accident, comme l’aurait fait penser la première hypothèse. L’enquête se concentre donc sur Taib et tous les contacts téléphoniques et les connexions internet qu’il avait établis sont en cours d’analyse pour vérifier s’il a eu des liens, personnels ou télématiques, avec un cercle djihadiste qui indiquerait un processus d’autoradicalisation. Toujours est-il qu’il n’était pas connu pour avoir une affinité possible avec Daech et un appartement qu’il squatterait aurait été fouillé de fond en comble sans une quelconque avancée.

Le ministère public qui n’écarte aucune hypothèse devant l’incapacité à résorber cette affaire, considère que le défunt a tenté a canalisé, de par sa religion, la peur du rejet de sa propre personnalité au sein de sa confession et aurait pu basculer dans le crime obscur. Cela étant, au niveau de l’Audition nationale on fait preuve de prudence et surtout, de discrétion face à la grande quantité d’incertitudes jusqu’à ce que le dénominateur commun avec le terrorisme soit levé.

Comme dirait l’autre c’est une affaire à suivre et qui curieusement nous rappelle, à un degré près, celle de l’Algérien Abdelouahab Taib. En effet, ce dernier en août 2018 au commissariat de Mossos de Cornellà (Barcelone) est entré dans les locaux en criant « Allah Akbar ! »  et a été tué.  Une enquête correspondante pour terrorisme a été ouverte par ce même parquet. Comble de ridiculité,  il s’est avéré qu’il voulait se suicider parce qu’il était homosexuel et craignait que la communauté musulmane ne l’accepte pas en raison de sa condition. Lui, non plus, n’était pas connu pour avoir des relations avec les milieux djihadistes. Que va-t-on nous sortir ?

Espagne : Accident, suicide ou acte terroriste, un Marocain décédé dans l’œil du cyclone judiciaire   Hespress Français.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page