Recettes des collectivités territoriales : La région de Casablanca-Settat concentre plus du un cinquième

Les recettes de la région de Casablanca-Settat (289 millions de dirhams MDH) représentent 21,9% des recettes globales des collectivités territoriales, nous apprend le bulletin mensuel des statistiques des finances locales de la Trésorerie générale du Royaume.

La région de Casablanca-Settat continue d’être l’une la plus importante contributrice d’entre ses paires dans les finances publiques locales, indique le bulletin mensuel du mois de janvier 2021 que vient de rendre public la TGR.

La répartition des recettes des budgets principaux des collectivités territoriales par région, montre une forte concentration au niveau de six régions avec 77,2% de ces recettes, à savoir Casablanca Settat (21,9%), Fès- Meknès (13,9%), Marrakech-Safi (13,9%), Rabat-Salé-Kenitra (10,4%), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (8,6%) et l’Oriental (8,6%).

© TGR

Après Casablanca-Settat, la région de Fès-Meknès vient en second rang avec 13,9% des recettes (184 MDH), suivi de la région Marrakech-Safi avec 183 MDH tandis que les recettes de la région de Dakhla-Oued Ed Dahab ne représentent que 0,5%.

Du côté des dépenses, la région de Casablanca-Settat reste première avec 197 MDH, soit 22,7% des dépenses globales des collectivités territoriales.

© TGR

La répartition des dépenses des collectivités territoriales par région montre également une forte concentration au niveau de six régions avec 75,5% de ces dépenses. Pendant que Casablanca-Settat caracole en tête, la région de Dakhla-Oued Ed Dahab reste dernière avec des dépenses qui ne représentent que 1% des dépenses globales.

Nette amélioration des finances des collectivités

De manière globale, le présent bulletin de la TGR montre une nette amélioration de finances des collectivités. En effet, à fin janvier 2021, les excédents globaux dégagés par les budgets des collectivités territoriales au titre de l’année 2021 (452 MDH) et des années antérieures ont été de 42 MMDH. Ces excédents sont destinés à couvrir les engagements visés au titre des dépenses de fonctionnement et d’équipement.

Dans le détail, l’exécution des budgets des collectivités territoriales, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, laisse apparaître une hausse des recettes ordinaires de 33,9%.

Cette augmentation est imputée à l’augmentation des impôts directs, des recettes non fiscales et des recettes fiscales transférées par L’État.

S’agissant de l’augmentation des impôts directs, elle a été de l’ordre de 67,7% à la suite de la hausse de la taxe sur les terrains urbains non bâtis (+60 MDH), de la taxe professionnelle (+46 MDH), de la taxe de services communaux (+33 MDH) et de la taxe d’habitation (+8 MDH).

La hausse de 19% des impôts indirects qui s’explique notamment par l’augmentation de la part des collectivités territoriales dans le produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (+77 MDH), de la taxe sur les opérations de construction (+21 MDH), précise la même source.

L’impact de la pandémie

En ce qui concerne les recettes non fiscales, elles ont augmenté de 63,7% provenant notamment de la hausse de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal (+18 MDH), des redevances sur les recettes des mandataires des marchés de gros (+15 MDH) et des recettes domaniales (+8 MDH).

Les recettes fiscales transférées par l’État (part des collectivités territoriales dans le produit de la TVA et part des régions dans le produit de l’IS, de l’IR et de la taxe sur les contrats d’assurance) représentent 52,3% des recettes globales des collectivités territoriales, notre le bulletin.

Au niveau des dépenses, les dépenses ordinaires ont connu une diminution de 8,4% en raison de la baisse de 7,8% des dépenses de personnel et de 9,7% des dépenses des autres biens et services, conjuguée à la hausse de 7,7% des charges en intérêts de la dette. À fin janvier 2021, aucune opération d’investissement n’a été enregistrée, contre des dépenses d’investissement de 13 MDH à fin janvier 2020. Pandémie oblige.

L’évolution de la structure des dépenses des collectivités territoriales entre fin janvier 2020 et fin janvier 2021 fait ressortir la hausse de la part des dépenses de personnel et des charges en intérêts de la dette, conjuguée à la baisse
de la part des dépenses de matériel et des dépenses d’investissement.

                        Structure des dépenses émises au titre des budgets principaux des collectivités territoriales. © TGR

Ainsi, l’obligation d’« équilibre structurel des comptes publics » -conformément aux dispositions des lois organiques relatives aux régions, aux préfectures et provinces et aux communes, le budget d’une collectivité territoriale ne peut être qu’équilibré ou excédentaire–, à fin janvier 2021, l’exécution des budgets des collectivités territoriales fait ressortir : un solde ordinaire positif de 452 MDH contre un solde ordinaire positif de 38 MDH un an auparavant.

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