La faible représentativité des femmes aux Conseils en question

De nombreuses militantes féministes ont critiqué la « faible représentativité » des femmes dans les Conseils communaux et régionaux, fondant leur critique sur les exigences constitutionnelles qui appellent au soutien de la représentation des femmes aux postes de responsabilité au Maroc et notamment dans ces conseils.

C’est ainsi que les organismes actifs dans le domaine des droits de l’homme, dans leurs interactions avec les dernières élections, ont brandi la loi relative à l’élection des membres des conseils communaux et régionaux, qui appelle à accroître la présence des femmes dans les Conseils. D’où le constat d’une nomination de candidates aux élections des présidents des Conseils des régions et des communes ainsi que de leurs adjoints, afin de remédier à ce qu’ils ont qualifié de « retard » au niveau de renforcement de la représentation des femmes au sein des conseils élus. Les mouvements féministes au Maroc ont enregistré une « faible » participation des femmes aux dernières élections électorales.

Le « Mouvement pour la parité » a signalé que le pourcentage de femmes candidates aux élections communales ne dépassait guère les 29,87%, tandis que celui des femmes candidates à l’élection des conseils des communes et régions n’excédait pas 39,79 %. Dans ce contexte, Khadija Rabah, sa coordinatrice, a déclaré : Le Mouvement pour la parité a pris acte que « certains partis exercent une grande pression sur les femmes, en présence des autorités locales, afin de rédiger des procès-verbaux prouvant leur réticence à assumer la responsabilité de la représentation de la présidence pour des raisons personnelles ». Rabah a ajouté, dans sa déclaration à Hespress, que « les femmes conscientes et responsables rejettent ces méthodes, car elles ont recours à la Justice pour obtenir leurs droits constitutionnels, alors que d’autres femmes sont soumises au fait accompli, car elles n’ont pas une longue expérience politique ».

La militante associative a souligné que « les femmes qui sont soumises à ces pressions partisanes et politiques devraient s’adresser aux institutions judiciaires ». Selon elle, le droit au contentieux est l’un des fondements de l’état des institutions, soulignant que « la culture partisane marginalise encore les femmes, et ne leur accorde pas leurs pleins droits politiques ». Notre interlocutrice a ajouté : « Les activités des femmes attendaient que les partis qui ont remporté les premiers sièges aux élections répondent à la demande de renforcer la représentation des femmes dans les conseils, d’autant plus qu’ils ont donné des signes positifs pour construire un nouveau Maroc en rupture avec les politiques du passé. Cela nécessite de mettre en œuvre les dispositions de la constitution relatives à l’égalité des genres ».

La faible représentativité des femmes aux Conseils en question Hespress Français.

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