Webinaire Institut CDG : Et si l’artisan Marocain devenait chef d’entreprise ? 

L’artisanat marocain est très diversifié, il se nourrit plusieurs matières premières tels la laine, le cuir, le bois, l’oseille, l’alfa, le doum, l’argile, la pierre, le marbre, le cuivre, le fer, l’argent, l’or, etc. Près de 2,5 millions de personnes en vivent. Le  Maroc, est précurseur dans le domaine grâce à ces matières qu’il a su travailler et à développer au fil de son histoire. Cet artisanat couvre pratiquement tout le Maroc et chaque région possède ses propres spécialités, en fonction des matières premières tirées.  Le secteur génère 77 à 78 milliards dhs de chiffre d’affaires essentiellement au niveau domestique et à l’externe 800 millions dhs, selon Tarik Sadik.

Le troisième webinaire (14ème au total) de l’institut de la CDG de la seconde série on va dire, de “Regards sur le Futur“ de l’Institut CDG a été consacré à ce sujet en ce mardi 14 septembre avec cette thématique « Et si l’artisan Marocain devenait chef d’entreprise ? ».  Ce webinaire a été l’occasion de mieux cerner les dynamiques à l’œuvre au Maroc et d’appréhender la diversité des défis auxquels doit faire face notre artisanat pour passer à l’étape désirée.

Ce troisième webinaire a réuni un parterre de panelistes de choix, tout un beau monde modéré parfaitement, comme à l’accoutumée par Aziz Boucetta le directeur de Panorapost. « Si le poids de la PME dans le tissu productif national n’est plus à démontrer, le secteur de l’artisanat, pour sa part, emploie près de 2,4 millions de personnes (20% de la population active) et a réalisé près de 800 millions de dirhams de chiffre d’affaires à l’export en 2019 (6,5% du PIB) » nous dira-t-il.

Aziza El Aouad experte en développement humain et social, spécialiste de l’inclusion des jeunes. Cela fait près d’un quart de siècle qu’elle se consacre à la conception et la mise en œuvre de programmes sociaux, la protection sociale et la gouvernance institutionnelle, l’ingénierie de la formation et le renforcement des capacités des acteurs au profit de nombreuses organisations notamment, le gouvernement du Maroc, la Banque Mondiale, le PNUD, l’USAID, la Banque Islamique de Développement et l’Organisation Internationale du Travail, et actuellement la Banque Africaine de Développement. C’est dire la qualité du clos de ce mardi 14 septembre 2021. Membre actif d’organisations de la société civile, Aziza El Aouad est la coordinatrice nationale du Third Millennium Youth Network. « Je pense que l’artisanat est une image d’une culture d’un territoire donné et d’une nation donnée. C’est ça qui fait la différence sur le plan des échanges internationaux car c’est une spécificité nationale par rapport aux produits internationaux »

Youssef Ghalem, incontestablement le plus enthousiaste de ce cette édition, est un ingénieur informatique de formation, serial entrepreneur ,spécialisé dans les domaines de l’éducation, les nouvelles technologies ainsi que l’artisanat. Il est le fondateur de l’entreprise Miratti qui se fait son beurre à l‘internationale en ciblant les marchés russe, Israélien, Français et Qatari. Il a mis en place une feuille de route pou une nouvelle gamme de produits intégrant les nouvelles technologies dans ses créations artisanales.

Ce passionné dira pour l’image de marque de l’artisanat et en connaissance de cause pour l’avoir appris à ses dépens, « sur le côté branding, il va falloir faire preuve d’une notion de partage de tout l’héritage derrière le savoir-faire culturel marocain, il y a culture, il y a histoire, il y a art, il y a authenticité donc, des termes très puissants que les hommes d’affaires marocains qui s’intéressent à l’artisanat devraient exploiter de plus en plus. D’un autre côté il y a le côté humain qui m’a touché, parce que pour être en mesure de produire les œuvres et la pratique elle-même, le côté fonctionnel de l’œuvre artisanal et l’émotionnel, deux aspects pour intéresser le client au produit ».

Xavier Reille est Directeur du bureau IFC Maghreb (International Finance Corporation, Word Bank Group) . Il est en charge des programmes de conseil et d’investissement de IFC pour l’Algérie, le Maroc et la Tunisie. Il aura passé avant sa carrière à IFC (MENA, Maghreb…), 10 ans à la Banque mondiale, où il a occupé plusieurs postes de direction dans le domaine de l’inclusion financière et il a été le président fondateur de la plateforme de marché « Microfinance Information Exchange » pour le secteur de la microfinance. Porté par sa raison d’être, l’économie, il ne verra de l’artisanat « millénaire au Maroc » que la puissance du secteur « en terme de créations d’emplois, en terme du rayonnement du pays et en terme de possibilité d’exportation et donc de la contribution à la croissance ».

Enfin, Tarik Sadik imminent spécialiste en Aménagement du Territoire et Développement Régional, est Directeur Général de la Maison de L’Artisan, établissement public en charge de la promotion de l’Artisanat au ministère du Tourisme de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie Sociale.  De l’artisanat il dira « c’est un art, un savoir-faire qui a toujours été là pour répondre à un besoin particulier en relation avec des tendances des marchés etc… C’est un ensemble d’arts que l’on doit préserver mais qui doivent également évoluer afin de répondre à des besoins des franges de la population ».

Les habitués de ce genre d’évènements, savent où se référer pour plus de détails et de passion. L’adresse n’ayant pas varié d’un iota, pour les autres  il suffit d’un clic et d’une recherche « Institut CDG » et le webinaire à voir et à revoir apparaitra comme par enchantement.

Webinaire Institut CDG : Et si l’artisan Marocain devenait chef d’entreprise ?  Hespress Français.

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