Élections 2021 : La démission du SG du PJD sauvera-t-il le parti de la crise qu’il traverse ?

Le Parti de la Justice et du Développement a déchanté lors des élections générales 2021 en s’accaparant difficilement de 13 sièges seulement, contre 125 sièges lors des élections de 2016. Une défaite qui a poussé la direction du secrétariat générale du parti de la lampe a présenté sa démission jeudi 9 novembre, soit le lendemain du scrutin. Une démarche qui, selon les observateurs, ne le sauvera pas d’un dur revers. 

Le communiqué du secrétariat général démissionnaire du PJD a largement été critiquée par les analystes des affaires politiques, mais aussi par des membres imminent du parti de la lampe tandis que d’autres y ont vu une « évasion de la responsabilité« .

Dans ce sens, Abdelfattah Naoum, chercheur en sciences politiques, a confié à Hespress Ar que « la démission du secrétariat général du PJD n’améliorera pas son image dans la société ni auprès des électeurs, mais perpétuera son échec organisationnel et sa crise interne« , notant que le parti souffrait d’ores et déjà de nombreuses crises depuis 2016, et pour les résoudre, « il n’a fait que les accentuer« .

Selon le politologue, le PJD traverse une sacrée crise avec les électeurs, et « a perdu la confiance de tous les groupes qui forment l’épine dorsale de l’électorat, notamment les professeurs et les retraités« , soulignant que la démission collective de la direction du SG montre que «  les chefs du parti n’ont pas de pensée politique logique, et prennent des réactions irréfléchies » .

Le même intervenant a souligné qu’ » au lieu de procéder ainsi, il a fallu faire de l’autocritique, admettre ses erreurs et travailler à rétablir la confiance  » soulevant que cette démission est « une fuite vers l’avant de la part des membres qui ont bien profité du butin du parti lorsqu’il était dans la majorité. Et aujourd’hui, ils ont décidé de lever la main du parti, comme s’ils n’avaient plus rien à faire« .

 » Cela reflète le comportement opportuniste des dirigeants du PJD  » estime Abdelfattah Naoum, « et leur tendance à servir des intérêts personnels étroits, en se comportant comme si l’organisation n’était plus un pont pour passer à des postes de responsabilité, ce que les précédents partis qui formaient le gouvernement n’ont jamais fait ».

S’agissant du passage du PJD à l’opposition, le politologue explique que ce « n’est pas une mauvaise chose, car ce passage a un rôle dans la vie politique stable. Et de ce fait, il est normal d’alterner entre l’opposition et la majorité« .

De son côté, Amina Maâlainine, l’ex-parlementaire Pjdiste, a déclaré que «  les militants du parti ont besoin d’un espace de calme en prenant un peu de distance par rapport aux dernières événements et essayer de les assimiler « .

Élections 2021 : La démission du SG du PJD sauvera-t-il le parti de la crise qu’il traverse ? Hespress Français.

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page