Tracts et pollution … L’environnement, grand perdant de ces élections

Malgré la crise du coronavirus et la digitalisation de la campagne électorale, les tracts et prospectus continuent d’inonder les rues de différentes villes marocaines en faisant de nombreux dégâts pour l’environnement. Les partis politiques prennent-ils en considération la dynamique environnementale du pays?

La campagne électorale pour le scrutin du 8 septembre a démarré, le 26 août, marquant ainsi le début d’une étape importante sur la voie de la consolidation de la pratique démocratique au Maroc.

La campagne, qui prendra fin mardi 07 septembre à minuit, constitue une occasion pour les formations politiques en lice de présenter et de défendre devant les électeurs leurs programmes et projets économiques, sociaux et culturels en vue de les convaincre à adhérer aux approches qu’elles préconisent pour surmonter les défis auxquels le pays est confronté. Cependant, elle représente également un défi environnemental pour le gouvernement, un volet ironiquement mis en avant par certains partis.

Comme chaque année, depuis une semaine environ, l’activité des jeunes qui soutiennent les partis, sillonnent avec énergie les rues et les avenues des plus grandes villes, interceptant les passants afin de solliciter leurs votes. Et la crise du coronavirus et les restrictions sanitaires ne semblent pas avoir freiné les ardeurs.

En présentant les flyers aux citoyens, ces jeunes sont convaincus que plus ils en distribuent, plus c’est efficace. Cependant, ce sont les rues et les avenues de la grande ville qui en paient le prix.

Et pourtant, les citoyens ont appelé au respect de la propreté des rues, de nombreux spots publicitaire ont vu le jour, mais rien ne semble avoir fait la différence : impossible d’arpenter un boulevard sans être attiré par cette pollution.

De nombreux internautes sur les réseaux sociaux ont dénoncé l’innombrable quantité de tracts jeté aléatoirement dans les rues et plus particulièrement les grands boulevards.

En effet, selon une étude de Human & Green Consultants, les prospectus polluent 14 fois moins sous format numérique. En effet, une feuille A4 imprimée génère 10,22 grammes d’équivalent CO2 alors qu’une page lue sur mobile n’en demande que 0,72 gramme, soit 14 fois moins.

Une situation qui ne penche pas en faveur des partis et touche particulièrement ceux qui travaillent pour eux pendant cette campagne électorale. C’est aussi du travail en plus pour les éboueurs qui se mobilisent chaque soir pour ramasser les pots cassés, ou dans ce cas, les tracts déchirés.

A première vue, les bonnes pratiques environnementales ne sont pas encore ancrées dans l’esprit de tout un chacun, surtout au niveau de certains quartiers populaires. Certes, il est clair que la problématique des «déchets électoraux» ne durera que quelques jours. Cependant, elle en dit long sur l’importance accordée à l’environnement.

Tracts et pollution … L’environnement, grand perdant de ces élections Hespress Français.

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