A l’arrêt depuis plus de 15 mois, les professionnels du cinéma saisissent les partis politiques sur leurs programmes culture et cinéma

Les salles de cinéma ont subi plus d’un an et demi de fermeture liée à la pandémie du Covid-19. Aujourd’hui, et avec la tenue des élections générales du 8 septembre 2021, les professionnels du secteur saisissent les partis politiques sur leurs programmes culture et cinéma. 

Dans une lettre ouverte, les exploitants de cinémas représentés par la Chambre marocaine des Salles de Cinéma, les distributeurs cinéma représentés par la Chambre marocaine des Distributeurs de Films et les producteurs cinéma représentés par la Chambre marocaine des Producteurs de Films, interpellent les partis politiques sur la communication de leurs programmes concernant le volet culture en général, et cinéma en particulier.

« Après 20 mois de privations, le peuple marocain est avide de retrouver les lieux de culture et de divertissement, et manque cruellement de visibilité sur les actions prévues par les partis candidats sur ces sujets pour exprimer son vote« , font noter les professionnels du secteur du cinéma et de la culture dans leur lettre.

Aujourd’hui, les professionnels de la culture et du divertissement, particulièrement touchés par les fermetures administratives et restrictions sanitaires, tirent la sonnette d’alarme et relèvent qu’ils ont « besoin de se reconstruire« .

La filière du cinéma au Maroc est l’une des celles qui ont pris cher lors de cette pandémie. Elle a fait face à « 15 mois consécutifs de fermeture administrative des cinémas, suivie de couvre-feu encore plus délétère pour une économie depuis la réouverture le 4 juin 2021 et une privation de revenus pour l’ensemble de la filière cinéma, représentant 5.000 professionnels et des revenus pour 30.000 Marocains, tombés dans la précarité au nom de la santé publique« , rappellent les professionnels du secteur.

Aujourd’hui, ces professionnels attendent des engagements fermes des partis candidats et des réponses qui permettront au secteur de se reconstruire durant les prochaines années.

Raison pour laquelle ils demandent, dans leur lettre, comment ces candidats aux élections vont « répondre à la demande plus forte que jamais d’un public ayant également subi ces longs mois de privations » ou encore comment ces candidats « vont inciter les investissements dans le secteur cinéma au Maroc, dont le potentiel dépassant de 20 fois sa taille actuelle, n’est pas atteint faute de volontés et d’engagements politiques« .

A l’arrêt depuis plus de 15 mois, les professionnels du cinéma saisissent les partis politiques sur leurs programmes culture et cinéma Hespress Français.

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