Climat: Les catastrophes naturelles vont se multiplier ces prochaines années

Laisses stp

Les catastrophes naturelles se sont multipliées ces dernières années dans le monde à cause du réchauffement climatique. Alors que les phénomènes climatiques extrêmes provoquent de lourds dégâts matériels, économiques et pertes humaines, ils devraient augmenter significativement dans le monde dans les prochaines années, révèlent plusieurs études.

Moins d’un mois après la publication du nouveau rapport très perturbant du GIEC sur les changements climatiques, un nouveau rapport de l’ONU a révélé l’étendue des catastrophes climatiques dans le monde.

Elles ont été multipliées par 5 fois leur nombre en l’espace de 50 ans, et tous les signaux indiquent que les prochaines années les effets du réchauffement de la planète, en plus d’être irréversibles, seront la cause de catastrophes naturelles à répétition.

Entre 1970 à 2019, le nombre de catastrophes d’origine météorologique, climatique ou hydrologique se sont multipliés par 5 et ont causé plus de dégâts, mais moins de décès grâce à de meilleurs systèmes d’alerte, selon l’Atlas de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« Le nombre de phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes continue de progresser. Du fait du changement climatique, ils deviendront plus fréquents et plus violents dans de nombreuses parties du monde », a affirmé le secrétaire général de l’agence onusienne, Petteri Taalas, dans un communiqué.

Durant ces 50 dernières années, plus de 11.000 catastrophes (vents violents, pluies torrentielles, inondations et glissements de terrain) ont été signalées, faisant un peu plus de deux millions de morts et des dégâts matériel s’élevant à 3.640 milliards de dollars selon ce rapport de l’ONU.

En outre, sur les 10 catastrophes les plus coûteuses de ces 50 dernières années, 7 se sont produites depuis 2005, dont trois en 2017.

En termes de types de catastrophes naturelles, les sécheresses ont été responsables des plus grandes pertes de vies humaines, faisant quelque 650.000 morts, suivies par les tempêtes (plus de 577.000 morts) et les inondations (58.700 morts) et les températures extrêmes (près de 56.000 morts).

La phénomène de la sécheresse, en particulier, est l’une des principales menaces auquel est confronté le Maroc, qui se trouve dans une région semi-aride. Ce phénomène se manifeste par la hausse des températures ces dernières années avec une augmentation de périodes caniculaires, de faibles précipitations, des pénuries d’eau et l’empiètement du sable du désert sur les oasis.

Le Maroc est également menacé par d’autres phénomènes résultant du changement climatique, notamment les crues, la hausse du niveau des océans, les inondations ayant frappé certaines régions. En janvier, l’indice mondial de risque climatique pour 2021 réalisé par l’organisation internationale allemande German Watch, a indiqué que le Maroc subissait des pertes financières de plus d’un milliard 45 millions de dirhams par an en raison de la dégradation de l’environnement.

Ainsi, le Maroc se classe au 90ème rang mondial en termes de risques liés aux changements climatiques, alors qu’il se classe au 35è rang mondial en termes de décès dus aux catastrophes naturelles. Cela confirme également la tendance observée par le rapport de l’ONU publié fin août qui indique que plus de 91% de décès liées aux catastrophes d’origine météorologique, climatique ou hydrologique sont survenus dans des pays en développement.

Le rapport du GIEC publié début août avait également alerté que la planète devrait atteindre le seuil de +1,5°C  autour de 2030, soit dix ans plus tôt qu’estimé, au moment où la précédente estimation ne date que de trois ans.

Le GIEC estime que les humains sont « indiscutablement » responsables des dérèglements climatiques et n’ont d’autre choix que de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, s’ils veulent en limiter les dégâts.

Climat: Les catastrophes naturelles vont se multiplier ces prochaines années Hespress Français.

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