Maroc/Vaccin : Pas encore d’agenda fixe pour une plausible troisième dose

La campagne de rappel de vaccination anti-Covid-19, ou l’administration d’une troisième dose, a été lancée mercredi en France et aux Emirats arabes unis (EAU), alors que dans d’autres pays comme Israël, La troisième dose de vaccin est accessible depuis quelques temps pour tous les âges, 5 mois après la deuxième. Mais cette troisième injection (destinée en premier lieu aux  personnes immunodéprimées, âgées, vulnérables, atteinte de maladies chroniques modérément ou gravement…), afin de compenser la baisse d’efficacité des vaccins après plusieurs mois n’est pas propre qu’à ces pays d’autres s’y essayent comme aux Etats-Unis ou en Europe.

De par le monde le débat reste ouvert quant à l’administration ou pas mais la tendance est largement pour le pour, justement. Au Maroc depuis plusieurs semaines, l’idée d’une campagne de rappel est envisagée, et on peut sans se tromper, la prévoir prochainement en fonction des arrivages et du stock de vaccins, tant notre pays. Sollicité par Hespress pour son avis quant à la question, le Dr. Moulay Said Afif, président de la Société marocaine des sciences médicales (SMSM) et de la Fédération nationale de la santé (FNS), et membre du comité national technique de vaccination contre la Covid, s’est rangé à cette perspective.

« Oui une administration d’une troisième dose est tout à fait plausible dans le Royaume comme cela a été discuté à travers le monde et elle concernera dans un premier temps, les personnes âgées, les personnes immunodéprimées ou qui se ressentent d’une immunité abaissée ».  Et d’ajouter « A notre niveau nous avons demandé à ce que le personnel soignant en première ligne soit également inoculé. Pourquoi ? parce que nous avons constaté qu’avec ce variant Delta, il y a eu parmi le personnel de Santé plusieurs personnes de contaminées. Certes, elles ne développent pas de maladies graves, parce que doublement vaccinées, mais au niveau professionnel l’absence s’en ressent, c’est comme pour une grippe au moins une dizaine de jours de repos. Notre devoir est de les protéger car comme vous le savez au Maroc nous sommes en insuffisance pour ce qui est du personnel médical surtout dans les services de réanimation ».

Quant à fixer un agenda précis, pour le début d’une troisième dose, Moulay Saïd Afif, reste droit dans ses bottes, « c’est en fonction de la disponibilité des vaccins ». Et en référence aux discours royal le Dr Afif poursuivra « il est difficile de se procurer des vaccins mais nous sommes arrivés à les avoir quand même, et ce, grâce à la prévoyance royale, et à d’autres personnes et Institutions qui veillent à la sécurité sanitaire du Royaume, ainsi qu’à la tutelle du MAE. De plus, nous avons pu avoir un partenariat solide avec la Chine et le protocole d’accord que l’on a signé pour la fabrication du vaccin à partir de Novembre. Tout cela c’est de bon augure ».

Pour ce qui est de la vaccination des enfants (12-17 ans), il note que 117 enfants ont été en réanimation au mois d’août d’où, la nécessité de la vaccination. Moulay Saïd Afif louera les chiffres enregistrés dans la journée d’hier où, le Royaume a dépassé les 50% de personnes vaccinées, ce qui augmente l’immunité. Il déplorera le nombre de décès « c’est une perte pour nous » mais à la comparaison par rapport à des pays à moindre population, la vaccination fait la différence. Moulay Saïd Afif a tenu à rectifier, cette expression sous forme d’interrogation qui revient souvent dans les conservations « pic dépassé ? », « avec ce virus qui mute à chaque fois nous n’avons que la solution de s’en tenir aux gestes barrières (masques, distanciation etc.), à la vaccination et les tests». Et d’étayer ses dires, « vous l’avez surement constaté cette année nous n’avons pas eu de pic justement, de la grippe saisonnière. Pourquoi ? parce que les gestes barrières le masque et la distanciation etc. Nous devons nous appuyer sur ça ».   Et le Dr Moulay Saïd Afif de conclure, « il est essentiel pour éviter la réanimation de développer faire les tests rapides au niveau des cabinets, cliniques et ouvrir à plus de laboratoires avec bien sûr un cahier de charges à respecter pour ne tomber dans ce qui a été vu avec la falsification des PCR qui a nui à l’image du pays ».

Maroc/Vaccin : Pas encore d’agenda fixe pour une plausible troisième dose Hespress Français.

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